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Locarno 2012   -   03-08-2012

Olivier Père, l'homme de Locarno   

Après la Quinzaine des Réalisateurs et la Cinémathèque française, Olivier Père prenait en 2009 la tête du Festival del film de Locarno. Son ambition première : la cinéphilie à tous prix. Interview fleuve.

 

Olivier Père

Pourquoi êtes-vous passé de la mythique Quinzaine, que vous avez dirigée pendant six ans, au Festival de Locarno ?

J’ai dit en plaisantant que l’on m’avait fait une proposition que je ne pouvais pas refuser… Et c’est vrai ! La curiosité et mon désir de relever un défi, à la fois pour le festival mais sans doute aussi pour moi-même, a été plus fort que l’angoisse, l’inquiétude, ou même la tristesse de quitter la Quinzaine. Mais ça a été déchirant : j’étais dans un endroit merveilleux avec une histoire très riche, un lieu stratégique du cinéma indépendant et du monde des festivals, très exposé, très prestigieux, très influent…

Puis j’ai rencontré Monsieur Solari, président de Locarno, et le courant est passé. J’étais avec un homme qui garantirait les moyens nécessaires – et je ne parle pas de moyens financiers, mais aussi artistiques – pour atteindre les objectifs que je me fixerais si je décidais de le rejoindre.

Vous étiez de surcroît responsable de la programmation à la Cinémathèque française. En déménageant en Suisse, vous avez également mis un terme à cet engagement ?

Oui. C’était encore plus fort parce que j’étais à la Cinémathèque depuis quinze ans. J’avais le sentiment que ma vie – pas seulement ma vie professionnelle ou ma vie d’adulte, mais ma vie tout court – a commencé quand j’y suis entré, assez jeune. Donc c’était presque comme couper le cordon ombilical… Il ne s’agissait pas seulement de plonger vers l’inconnu, dans un pays que je ne connaissais pas bien, pour un festival que je ne connaissais pas hormis de réputation ; il s’agissait de quitter deux des lieux les plus prestigieux et les plus emblématiques de la cinéphilie… Et la cinéphilie c’est là d’où je viens, et ce que je suis toujours : cinéphile.

Vous avez dit ne connaître Locarno que par sa réputation : quelle était-elle ?

Elle n’était pas mauvaise ! Je n’étais jamais venu à Locarno avant d’accepter le poste de directeur artistique, mais je connaissais évidemment le festival parce quand vous êtes cinéphile, que vous lisez les revues spécialisées, vous entendez forcément parler de Locarno et de sa sélection.

En voyant les liens que certains cinéastes, certains producteurs extrêmement respectables, avaient avec Locarno, je supposais que c’était un bel outil, quelque chose qui pouvait donner beaucoup de plaisir… Bref que c’était un lieu de cinéma, un lieu prestigieux.

Trois ans plus tard, quel est votre sentiment ?

Eh bien je dois dire que ça a été un peu dur, un peu long. Ca fait du bien de se battre parfois ! J’ai eu envie de briser certains lieux communs, certaines idées reçues, certains complexes, et prouver que Locarno était un très grand festival, avec une grande histoire et surtout un très grand présent.

Quelle est votre définition d’un festival de cinéma ?

C’est un lieu anti-virtuel, délimité dans l’espace et surtout dans le temps. Un festival de cinéma c’est un moment dans la vie. Ce sont dix jours où l’on va vivre au rythme de cinq films et de soixante-dix rencontres par jour… C’est une communauté internationale qui se forme, qui se reforme, avec des nouveaux qui arrivent… Voilà, c’est une communauté qui vit, qui respire, qui pense au rythme du cinéma, et du cinéma contemporain et des nouveaux auteurs. C’est ça qui est excitant : découvrir les films, les auteurs.

Voilà pour les festivaliers. Qu’en est-il du directeur artistique?

Pour ceux qui organisent un festival, c’est l’idée de choisir un certain nombre de films – dans une compétition ou même dans une programmation spéciale – et de les désigner comme les films les plus importants, les plus beaux, ceux qui méritent le plus d’être là… Et si on les a choisis c’est qu’on les a aimés, si on les aime on a envie de les partager avec les autres… Comme tout choix, c’est exclusif, c'est-à-dire que pour inviter un film il faut aussi en refuser beaucoup, et je pense que le travail d’un directeur de festival c’est de savoir aimer, savoir inviter des films mais c’est aussi savoir les refuser, sans haine ni violence mais quand même avec une certaine fermeté…

Ensuite il faut faire un travail assez militant pour que le film que vous avez désigné ait le plus de succès possible : pour son réalisateur, son producteur, son distributeur, et pour le festival… Parce que quand on croit à quelque chose, on a envie de le défendre jusqu’au bout.

Locarno, la Piazza grande

Locarno est connu comme « le plus grand des petits et le plus petit des grands »… Comment vous êtes-vous fondu dans cette dimension ?

Locarno se déploie à une échelle humaine, suffisamment grande pour prétendre être un festival international, capable d’accueillir des films importants, des cinéastes talentueux, des acteurs et des stars, des films à grand spectacle… tout en restant fidèle à sa tradition de découverte. Venant de la Quinzaine des Réalisateurs, c’est ce qui pour moi me paraissait le plus facile et le plus naturel. Ces deux pôles sont connus dans le monde entier pour avoir découvert des cinéastes majeurs, pour avoir été aux avant-postes – surtout Locarno – du numérique ou de l’art vidéo… Cela correspondait donc à ce que j’aime.

C’est très bien de rencontrer des réalisateurs, de sélectionner des films parce qu’on a bon goût et parce qu’on est cinéphile, mais il y a aussi le terrain, les onze jours de folie où l’on est sur le pont presque 24 heures sur 24, à régler les problèmes humains, les problèmes techniques ; on est comme un régisseur. J’avais adoré faire cela à une petite échelle, avec un commando – la Quinzaine, c’était un commando d’une vingtaine de personnes surmotivées et passionnées – allais-je être capable de diriger une armée ?!

Locarno ce sont des hommages, des rétrospectives, des programmations spéciales, des films en compétition ou en section parallèle… Et puis il y a la Piazza Grande [*], un endroit aussi magique que compliqué !

Quels objectifs vous étiez-vous fixés en acceptant de prendre la direction du Festival ?

En un mot : en faire un lieu utile. Refaire de la manifestation un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui aiment le cinéma et qui s’intéressent à la création cinématographique. Un festival compétitif, qui a l’ambition de montrer des films en première mondiale ou internationale, doit finalement avoir les mêmes règles que celles de Cannes, de Berlin ou de Venise, qui dominent le panorama du cinéma mondial – Toronto ne joue pas ce jeu-là : il n’a pas voulu être compétitif.

Donc il faut y croire jusqu’au bout et ne pas avoir de complexes ; il ne faut pas dire « Oui mais nous on est plus petits, oui mais nous c’est normal ». Il faut se battre, ne pas avoir peur de la concurrence, faire du mieux possible et ne pas se croire moins intéressant.

D’un point de vue artistique ou professionnel ?

Les deux. Si un festival de cinéma aussi artistique que Locarno est important c’est parce qu’il doit être utile et aujourd’hui, pour être utile, il faut favoriser l’industrie. Nous avons créé les Industry Days, justement pour que les acteurs du marché aient la possibilité de voir pendant quatre jours, en projection ou grâce à une video library, toutes les productions programmées sur la durée du Festival. Nous sommes là pour aider les cinéastes à trouver un vendeur, un distributeur, et à avoir une carrière commerciale.

Ce marché est amené à se développer ?

Pourquoi pas. Cela dit, je ne crois pas qu’il faille être la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf mais au contraire, optimiser le festival avec des dimensions qui doivent demeurer humaines, conviviales et sympathiques. C’est aussi pour cela que les gens viennent ici ! Ils travaillent dans de meilleures conditions parce que c’est plus petit : il n’y a pas cette hystérie, ce stress qu’il y a dans d’autres festivals.

Avec la Locarno Summer Academy notamment, la manifestation semble impliquée dans le savoir et la formation. Un festival a-t-il vocation pédagogique ?

Bien sûr ! C’est même une obligation. Cela ne va pas de soi de montrer des films de jeunes auteurs du monde entier qui parfois, souvent, n’ont absolument rien à voir avec ce que les gens, et les jeunes en particulier, ont l’habitude de voir quand ils vont au cinéma. Et comme le fossé a tendance à se creuser entre le cinéma d’auteur, et le cinéma commercial, ça vaut la peine de faire un peu de pédagogie ! Pour les jeunes aujourd’hui, un film qui a trois ans c’est déjà la préhistoire. Même dans les écoles ! Je pense qu’il y a des jeunes qui entrent à la Femis et pour qui le cinéma commence avec Seven de David Fincher. Et bientôt, le cinéma commencera avec Avatar pour une génération de spectateurs.

Sur la Piazza grande vous sélectionnez à la fois Magic Mike et Sightseers, ou l’an dernier Super8 et Bashir Lazhar… Ces types de cinéma peuvent-ils cohabiter auprès d’un même public ?

Evidemment et heureusement ! S’il y avait un écran de cinéma qui était réservé au documentaire et sur lequel il serait interdit de projeter un western, ce serait terrible. L’écran c’est vraiment la page blanche, la toile où l’on peut projeter ses propres fantasmes, ses propres visions, ses propres rêves, et surtout les rêves et les visions des cinéastes. C’est cela qui est magnifique, c’est ce qu’il y a de plus beau dans le cinéma. Ce qui définit le cinéma finalement, c’est la projection : c’est l’idée de projeter sur un écran blanc. Jusqu’à preuve du contraire, on en est encore là.

 

[*] La Piazza grande réunit tous les soirs huit mille spectateurs pour des projections publiques en plein air ; elle affiche une programmation prestigieuse – des premières mondiales, internationales ou européennes – en présence des équipes des films. C’est la vitrine du Festival, ndlr]

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Olivier Père, directeur artistique du Festival de Locarno
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Locarno, la Piazza grande
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